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Le Pari
de la Conversation
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Les langues mortes, promesse de vie - Violaine Clément
Pendant des années, j’ai été enseignante de branches en danger de mort. Rien de tel pour leur donner de la vie. Le lien avec la psychanalyse est évident : ce qui peut se perdre m’intéresse. J’y trouve une odeur d’éternité et un goût du beau, mais surtout une accroche à la vie. Cela peut sembler tellement anachronique à l’heure où nous croyons que l’intelligence artificielle va remplacer le savoir qui s’acquiert par hasard, par erreur, par désir. La psychanalyse est aujourd’hu


L’école, le pari d’un lien mais à partir de quoi ? - Philippe Lacadée
Préoccupé par le suicide des collégiens, Freud dit : « L’école ne doit jamais oublier qu’elle a affaire à des individus qui ne sont pas encore mûrs et auxquels on ne peut dénier le droit de s’attarder à certains stades de développement, y compris peu réjouissants. Elle ne doit pas revendiquer pour elle le côté impitoyable de la vie ; elle n’a pas le droit de vouloir être plus qu’un lieu où l’on joue à la vie. »[1] Freud insiste sur le lieu où l’on joue à la vie, à la vie de l


Conversation du 17 décembre 2025
« Le pari du lien vers le lieu de l’école » Philippe Cousty – Le Centre Interdisciplinaire sur l’ENfant a été créé en 1996, c’est une instance du Champ freudien. Il s’adresse aux praticiens de l’enfant dans une visée inter-disciplinaire, avec qui il fait le pari de la conversation dans le cadre de laboratoires de recherche regroupant des champs de disciplines différentes autour d’un axe de recherche. Le laboratoire est vertébré par la psychanalyse d’orientation lacanienne.


Conversation - Errances et répétition
avec Fabian Fajwaks Lacan a articulé errance et répétition en notant que la racine étymologique du verbe errer est le mot latin error – erreur [1], mais il y apporte une précision : « Errer résulte de la convergence de error avec quelque chose qui n’a strictement rien à faire et qui est apparenté à cette erre qui est le rapport avec le verbe iterare . Iterare est là uniquement pour iter , ce qui veut dire voyage”. Mais il nous met en garde contre « ce faux ami iter


Édito #28 - Dominique Grimbert
En 1916, la Grande Guerre a commencé, Freud écrit le texte « Éphémère destinée »[1]. Il y décrit la joie que le Beau lui procure durant une promenade dans un paysage d’été en fleurs. Sa joie n’est pas gâchée par la « fugacité universelle », contrairement à celle du jeune poète qui l’accompagne, Rainer Maria Rilke. Le sentiment douloureux de dégoût du monde qu’il perçoit chez celui-ci et, plus généralement, la révolte contre la chute dans le néant des splendeurs présentes dans


Propos sur l’agressivité, la violence et le passage à l’acte chez les jeunes – Philippe Lacadée
Lors de la Journée de l’Institut de l’Enfant « Enfants violents » [1] , Jacques-Alain Miller se demandait si la violence chez l’enfant était un symptôme. Freud ayant précisé que « le symptôme serait le signe et le substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu » [2] , l’émergence de la violence, n’est-elle pas « le témoignage qu’il n’y a pas eu de substitution de jouissance ? » [3] Refus de jouissance et formation de symptôme La castration est définie, par


La force du surmoi - Adriana Campos
Dans une phrase à laquelle je me suis intéressée l’année dernière, la toute dernière que Lacan ait prononcée au sujet du surmoi, dans la leçon du 8 février 1977 du Séminaire XXIV, il définit le surmoi non pas comme un impératif mais comme une force . Je le cite : « L’idéal, l’idéal du moi, en somme, ça serait d’en finir avec le symbolique, autrement dit de ne rien dire. Quelle est cette force démoniaque qui pousse à dire quelque chose, autrement dit à enseigner ? C’est ce sur


Conversation « Tendance à l’agression et pulsion de mort »
Laboratoire « Le pari de l’a-conversation » Avec Adriana Campos Nota bene Pour faciliter la lecture de cette conversation, nous avons décidé de faire paraître à part le texte d’Adriana Campos. Ceci permet une lecture plus précise de son texte. Nous avons laissé au début l’introduction de Dominique Grimbert et celle de Philippe Lacadée. Dominique Grimbert – Bonsoir. Nous vous remercions d’avoir répondu présents à cette proposition de conversation du laboratoire du CIEN à Borde


Warum Krieg ? – « Pourquoi la guerre ? » (1932) – Marianne Bourineau
La Société des Nations ayant souhaité favoriser des échanges de vue entre intellectuels de renom afin de servir la cause de la paix, il y eut une correspondance entre Einstein et Freud en 1932, qui fut publiée en 1933 à Paris par l’Institut international de coopération intellectuelle, simultanément en langues allemande, française et anglaise. Le titre « Pourquoi la guerre ? » finalement retenu pour la publication de l’échange épistolaire, est choisi par Freud. Existe-t-il un
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