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Le Pari
de la Conversation
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Édito #29
« Mon émotion lors de ma rencontre avec un ancien professeur de lycée m’invite à faire un premier aveu : je ne sais pas ce qui nous sollicita le plus fort et prit pour nous plus d’importance, avoir affaire aux sciences qu’on nous exposait ou aux personnalités de nos professeurs »[1]. Freud poursuit : « Nous quêtions leurs faveurs ou nous détournions d’eux, imaginions [ imaginierten ] chez eux des sympathies ou antipathies qui n’existaient probablement pas, étudiions leurs car


Lettre à un jeune professeur - Marianne Bourineau
Dans un livre récent, publié aux éditions ESF Sciences humaines 1 , Philippe Meirieu adresse une « lettre à un jeune professeur », « référence immodeste », dit-il en préambule, aux Lettres à un jeune poète de R.-M. Rilke. Sans doute laisse-t-il entendre par là que l’enseignement, comme, de façon paradoxale, la poésie, est affaire de métier , au sens noble du terme. Le jeune professeur auquel s’adresse Ph. Meirieu pour lui délivrer non pas des conseils, mais le fruit de sa r


Trois rôles pour une énigme - Étienne Germe
« Si l’enfant est une énigme pour l’autre, celui qui doit s’occuper de lui, il l’est aussi et surtout pour lui-même. » Philippe Lacadée Je voudrais vous parler de Lou. Professeur de Lettres en Lycée général, j’assume par ailleurs un enseignement dans une option-théâtre. Celui-ci suppose un cours de deux heures par semaine et un stage de trois jours en fin d’année scolaire, auquel succèdent deux représentations, l’une avec un public de lycéens, l’autre accessible à tous


Les langues mortes, promesse de vie - Violaine Clément
Pendant des années, j’ai été enseignante de branches en danger de mort. Rien de tel pour leur donner de la vie. Le lien avec la psychanalyse est évident : ce qui peut se perdre m’intéresse. J’y trouve une odeur d’éternité et un goût du beau, mais surtout une accroche à la vie. Cela peut sembler tellement anachronique à l’heure où nous croyons que l’intelligence artificielle va remplacer le savoir qui s’acquiert par hasard, par erreur, par désir. La psychanalyse est aujourd’hu


L’école, le pari d’un lien mais à partir de quoi ? - Philippe Lacadée
Préoccupé par le suicide des collégiens, Freud dit : « L’école ne doit jamais oublier qu’elle a affaire à des individus qui ne sont pas encore mûrs et auxquels on ne peut dénier le droit de s’attarder à certains stades de développement, y compris peu réjouissants. Elle ne doit pas revendiquer pour elle le côté impitoyable de la vie ; elle n’a pas le droit de vouloir être plus qu’un lieu où l’on joue à la vie. »[1] Freud insiste sur le lieu où l’on joue à la vie, à la vie de l


Conversation du 17 décembre 2025
« Le pari du lien vers le lieu de l’école » Philippe Cousty – Le Centre Interdisciplinaire sur l’ENfant a été créé en 1996, c’est une instance du Champ freudien. Il s’adresse aux praticiens de l’enfant dans une visée inter-disciplinaire, avec qui il fait le pari de la conversation dans le cadre de laboratoires de recherche regroupant des champs de disciplines différentes autour d’un axe de recherche. Le laboratoire est vertébré par la psychanalyse d’orientation lacanienne.


Conversation - Errances et répétition
avec Fabian Fajwaks Lacan a articulé errance et répétition en notant que la racine étymologique du verbe errer est le mot latin error – erreur [1], mais il y apporte une précision : « Errer résulte de la convergence de error avec quelque chose qui n’a strictement rien à faire et qui est apparenté à cette erre qui est le rapport avec le verbe iterare . Iterare est là uniquement pour iter , ce qui veut dire voyage”. Mais il nous met en garde contre « ce faux ami iter


Édito #28 - Dominique Grimbert
En 1916, la Grande Guerre a commencé, Freud écrit le texte « Éphémère destinée »[1]. Il y décrit la joie que le Beau lui procure durant une promenade dans un paysage d’été en fleurs. Sa joie n’est pas gâchée par la « fugacité universelle », contrairement à celle du jeune poète qui l’accompagne, Rainer Maria Rilke. Le sentiment douloureux de dégoût du monde qu’il perçoit chez celui-ci et, plus généralement, la révolte contre la chute dans le néant des splendeurs présentes dans


Propos sur l’agressivité, la violence et le passage à l’acte chez les jeunes – Philippe Lacadée
Lors de la Journée de l’Institut de l’Enfant « Enfants violents » [1] , Jacques-Alain Miller se demandait si la violence chez l’enfant était un symptôme. Freud ayant précisé que « le symptôme serait le signe et le substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu » [2] , l’émergence de la violence, n’est-elle pas « le témoignage qu’il n’y a pas eu de substitution de jouissance ? » [3] Refus de jouissance et formation de symptôme La castration est définie, par
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